Le passant
Sur les chemins poussièreux
De lendemains ombrageux
Je suis ses empreintes
de rues défuntes
***
Dans l’air flotte le parfum
des cadavres étreints
Comme l’avertissement
de nos prochains tourments
***
Les arbres tout autours
rodent comme des vautours
Pour nourir leurs âmes
Bruler dans nos flammes
***
Et moi, simple passant
je ne suis que leurs cauchemard étourdissant
Car leur monde est finie
Dans notre apogée inouie