1er juin 2008, par Samdelfino
Noyade
Il y a le fleuve, là-bas
Et la cape, trempée, noire.
Toi, homme ?.. Pagaie.
Vers l’ombre, miroitante.
*
Tu ne vois pas au-delà
Cette chose absorbant le regard,
Qui cache la chute, falaise ultime
De la fin, le début.
*
Tu es là, absorbé
Dans cette obscurité qui te noie
Dans le Niagara et la fin
Du toi.
*
Tu hurles le silence,
Celui que l’on absorbe.
Tu te débats dans ton destin
Celui qui (...)
13 janvier 2008, par Samdelfino
Prison
Poussière de chair
*
Encrassée sur les barreaux
*
Charnière rouillée
*
Gong universel
***
Matons sous morphine
*
Bourreaux des cours
*
Marchent et claquent
*
Sur les dos internés
***
Le réveil est sombre
*
Je bois mes larmes
*
Je paye mes crimes
*
Et détruit ma vie
***
Les jours sans soleil
*
Ou, entassés comme des morts
*
on se morfond dans les miasmes
*
Qui rodent sous nos pas
***
Rattraper ses fautes
*
Détruire le monde,
*
La fin des peines
* (...)
13 décembre 2007, par Samdelfino
LOVECRAFT RHAPSODIE I
*
Dans certaines sphères
Pleines de sang
S’agitent de la chair
Informe et tourments.
***
Dans l’arrière-plan
Dans les gouffres insondables,
Les abysses immémoriables,
Elles tournent.
***
Les claquements de membranes
Lents, millénaires
Engluent les moindres parcelles
Des espoirs humains.
***
Inhumains, criants
Dans les soubassements terrestres,
Orgasmes et désespoirs,
Depuis la création du temps
***
Au fond des cités mortes
Tremblent (...)
12 novembre 2007, par Samdelfino
Celui......
Combien de fois
par delà mon ombre
AI-je vu dans mon passé
Les décombres de mon avenir ?
***
Combien de fois
Ai-je cru sentir
Le souffle de l’air frais
Au creux de ma prison souterraine ?
***
Je ne les ai point comptés
Car l’encre qui me parcoure
Embaume ma vie
Et sombre mes envies
***
Les barreaux dorés
Exacerbent mes pulsions.
Sous ma peau
Je sens mes démons.
***
Je suis une ruine
Qui fut belle
Et qui maintenant
Hantent les vivants
*** (...)
28 octobre 2007, par Samdelfino
Outre Tombe
Sur le routes poussièreuses
Ses bottes ressonent
Comme glas blafard
Qui englouti les âmes
**
Par delà l’horizon
Les fenêtres closent
Pleurent l’arrivée
De l’homme mort
**
Sa silhouette d’Outre Tombe
Obstrue le soleil,
Son ombre palpitante
Chevauche le sol
**
Chaque soupir, chaque râle
Frappe son âme,
l’emportent dans des tourments
d’un orgasme inouï
**
Ses talons sont les heures
Qui restent à nos cadavres.
Il est saint, (...)